






| « Force, dynamisme, jeunesse » |






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(Témoignage.) Le travail. « La vie était dure mais était bonne », cette phrase revient souvent dans la bouche de ces personnes âgées. On sortait à 11h de Trois Bassins pour aller chercher du bois au Tévelave, j’avais 14 ans. De retour on avait à peine le temps de décharger que 8h arrivait. C’était l’heure d’atteler une autre charrette pour aller au Port. On faisait une pause pour la nuit au chemin pavé. Très tôt le matin on se réveillait pour reprendre la route. Quand la rivière des galets coulaient on était obligé de mettre une corde dans nos reins. On arrivait au lever du jour au Port. M. Lepervenche était le premier président du Port. Comme j’avais que 14 ans je recevais de la part des gens du lait, un peu de café et un morceau de pain manioc. Après avoir manger ont décharger la charrette puis on ramassait de la ferraille pour la forge de Mr Lauret. Quelques jours après on redescendait sur Savannah pour prendre du sucre que l’on mettait dans des sacs en goni. Les animaux étaient bien nourrit, même mieux que nous. «Le travail était dur, j’allais à la chapelle pointue à pied pour travailler et je revenais le soir. De même je faisais 15 km à pied pour monter dans la forêt et travailler le géranium avec mon père. On montait en marchant, le soir on redescendait en courant avec un paquet de bois sur la tête. Plus tard j’ai repris l’exploitation et je l’ai même agrandit. Pour suffir aux travaux j’avais 10 journaliers. Je m’était j’ai construire une petite cabane, j’y restais toute la semaine. Je tirais mon eau de la ravine. « j’ai travaillé la terre pour le maïs et la canne à sucre. Je restais jusqu’à 18h des les plantations. Le retour se fait avec un gros panier de manger cochon sur la tête. Arrivée à la case il faut aller chercher de l’eau à la ravine, puis allumer le feu. Réveil à 4h pour moudre le maïs. Le bon dieu a fait la terre pour « soigne à nou » et nos enfants. Aujourd’hui les jeunes ne veulent plus toucher la terre ». Ces personnes sont très nostalgiques envers ce temps passé « Il n’y avait pas de chômage, on avait toujours quelque chose à faire ».
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